
Open science
Pourquoi l’open science ?
Combien de temps une idée reste-t-elle seule avant de trouver la main qui la fera exister ? Et d’ailleurs, une idée peut-elle-même naître seule ?
Au XVIIe siècle, nombeux intellectuels européens, de Leibniz à Huygens, correspondent par lettres à travers le continent, faisant circuler en quelques décennies plus d’idées qu’aucun d’entre eux n’aurait pu en produire seul. Trois siècles plus tard, au CERN, le jeune ingénieur Tim Berners-Lee invente le World Wide Web pour permettre à des physiciens dispersés sur plusieurs continents de partager plus vite leurs résultats. Wikipédia rassemble aujourd’hui des dizaines de millions d’articles rédigés par des contributeurs dont l’immense majorité ne se rencontrera jamais.
On le voit, une idée gardée pour elle-même généralement perd de sa valeur.
L’horlogerie indépendante connaît cette tension. Un atelier de quelques personnes ne peut couvrir l’ensemble des savoirs nécessires : matériaux, brevets, micromécanique, marché. L’isolement est une contrainte qui empêche trop souvent l’invention d’aboutir.
La Fondation Dominique Renaud se saisit de cette question, convaincue que la meilleure réponse passe par la mise en réseau. Elle entend fédérer l’ensemble de l’écosystème horloger (maisons, manufactures, sous-traitants, horlogers, ingénieurs, chercheurs, experts) en offrant la possibilité de collaborer, de partager des problématiques, de croiser les savoirs, et ainsi de co-construire de nouvelles solutions.
DOM, l’outil open science de nouvelle génération
La première concrétisation par la Fondation Dominique Renaud de cette intention est la mise à disposition de DOM, instrument d’idéation révolutionnaire.
Solution unique, DOM a appris la grammaire propre à l’horlogerie : vocabulaire, contraintes mécaniques, histoire. DOM explore d’immenses espaces de possibles, avant d’aider à resserrer sur les pistes de R&D qui méritent d’être creusées. L’exploration est une modalité d’intervention centrale de DOM.
Une idée voyage rarement en ligne droite. Le train japonais Shinkansen produisait un bang sonore assourdissant en sortant des tunnels ? La solution est venue du bec du martin-pêcheur, façonné pour fendre l’eau sans éclaboussure au moment où l’oiseau plonge sur sa proie. Le nez du train, redessiné ainsi, a supprimé le bang sonore. DOM procède de la même manière : il explore méthodiquement des champs éloignés, brevets, matériaux, pratiques d’autres industries, pour y repérer l’écart minime qui, une fois transplanté dans l’horlogerie, fait la différence.
DOM ne décide pas à la place de l’horloger, il explore plus vite et plus large qu’une personne seule ; à l’horloger revient ensuite la tâche de choisir, d’orienter.
Ce que le temps ne sait pas de lui-même, la Fondation l’explore depuis sa naissance, par les colloques Amplitude. Ce qu’une idée ne sait pas d’elle-même est le fil de son second pilier.
Vous pouvez, dès à présent, explorer DOM.