Amplitude
Colloque sur les représentations du temps
Pourquoi Amplitude ?
Deux fois par an, la Fondation Dominique Renaud réunit un parterre restreint d’invités autour d’une question qui n’a, par construction, pas de réponse arrêtée : que savons-nous du temps, une fois qu’on cesse de le tenir pour acquis ?
Chaque édition change de terrain. Un premier opus s’est tourné vers les mots des écrivains ; un second, vers les confins de l’univers observable. Un troisième explorera un territoire encore différent, puis un quatrième : il n’existe pas, aux yeux de la Fondation, de discipline propriétaire du temps, seulement des angles d’attaque tour à tour empruntés puis abandonnés.
Amplitude ne referme jamais le débat qu’il ouvre. Les intervenants ne sont convoqués ni pour délivrer une masterclass ni pour s’accorder entre eux : le désaccord, quand il survient, compte souvent parmi les moments les plus féconds de la rencontre.
Opus I : Temps vécu, temps écrit
6 septembre 2025, Geneva Watch Days, Genève
La première édition d’Amplitude réunit une salle comble à l’occasion des Geneva Watch Days. Trois écrivains, Sylvain Tesson, Noëlle Revaz et François-Henri Désérable, y confrontent leurs regards sur un intitulé sobre : « Temps vécu, temps écrit ». Une carte blanche, une table ronde animée par Louise Ekland, puis la présentation d’un partenariat avec l’ENSCI, École nationale supérieure de création industrielle, composent les trois temps forts de la rencontre.
L’intégralité de la conférence, sous-titrée, demeure accessible en ligne.
Opus II : Le Temps de l’Univers, le Temps que Nous Imaginons
3 septembre 2026, 15h30 à 17h30, Geneva Watch Days, Genève
Un an plus tard, Amplitude change radicalement de terrain. Au Pavilion des Geneva Watch Days, en anglais cette fois, quatre physiciens de tout premier plan composent le panel : Thomas Hertog, cosmologiste et ancien collaborateur de Stephen Hawking à la KU Leuven ; Janna Levin, professeure à Barnard College (Columbia University), qui vient de faire restaurer un télescope de 1895 équipé d’une horloge mécanique de suivi céleste ; Katie Mack, titulaire de la chaire Hawking au Perimeter Institute, dont les travaux portent sur les scénarios d’extinction de l’univers ; et Didier Queloz, prix Nobel de physique 2019, codécouvreur en 1995, avec Michel Mayor, de la première exoplanète détectée en dehors de notre système solaire.
Jean-Frédéric Jauslin, président de la Fondation, ouvre la séance sur la question qu’un enfant poserait devant un réveil : le temps est-il une propriété de l’univers, ou une propriété de l’observateur ? Deux heures durant, sous la conduite de Louise Ekland, les quatre intervenants ne s’accordent jamais tout à fait, et c’est précisément ce que la Fondation était venue chercher : non une réponse, mais une question mieux posée.
Dans la salle, l’astronaute suisse Claude Nicollier prend spontanément la parole, prolongeant depuis le public une discussion que rien, ce jour-là, ne semble vouloir refermer. Dominique Renaud referme le colloque en ramenant la question vers le geste concret : que signifie mesurer quelque chose dont la nature reste, au fond, inconnue ?
L’intégralité de la conférence, sous-titrée, disponible bientôt.
Et ensuite ?
Amplitude n’a pas vocation à revenir chaque année sur le même terrain. Sa seule règle est de ne jamais s’y répéter : après la littérature, la cosmologie ; après la cosmologie, un territoire encore différent. La Fondation Dominique Renaud assure désormais un rythme de deux éditions par an, une manière de faire du temps une question vivante, reposée sous un angle neuf à chaque rendez-vous plutôt qu’une thèse que l’on défendrait une fois pour toutes.